Un jour, étendus sur la plage
Nus comme deux vers.
Nous décidâmes de rimer ensemble,
Oxymore, anacoluthe, ellipse : nos caresses,
Une rime féminine, une autre croisée,
Voyelles initiales mêlées aux consonnes suivantes,
Emjambements, désirs en distique,
Alexandrin, jaillissant comme le pourpre.
Un jour : nos rimes s'embrassèrent.
Douze pieds abritant l'hémistiche
Encore et encore : deux corps-métriques, poème iambique,
Pantoumé, sonnetillant, diérèsique,
Assonant même dans notre sommeil.
Réussir les deux rythmes : caresser un calligramme
Textuellement notre.

5 réactions
1 De Tasconino
- 26/09/2008, 14h54
Accepta-t-elle
Métaphoriquement
(On peut le croire),
Une emprise
Régalienne?
2 De joye
- 26/09/2008, 22h58
Les bateaux dans un port sont à l'abri.

Mais ce n'est pas pour cela qu'existent des bâteaux.
Très joli poème, obni!
3 De O-plus
- 26/09/2008, 23h27
Que c'est doux et joyeux, espiègle tout à la fois !!
Comme le Daphnis et Clhloé de Ravel. Bon accompagnement à tes vers.
4 De Tisseuse
- 27/09/2008, 07h00
et ils s'acrostichèrent et vivèrent heureux
5 De claudune
- 27/09/2008, 09h29
on ne le répètera jamais assez, surtout au beau milieu de la nuit... la peau aime la poésie d'obni