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lundi 16 août 2010

Un mariage haut en couleurs

Comme la mariée était en rouge, la photographe mit un filtre à café devant son objectif. C'était une curieuse idée mais cette fille était innovante et inspirée.

La fille en vert, inspecteur de police, surveillait la scène, histoire que ça ne dégénère pas.

Au loin, un bateau rentrait au port et Simone me dit à voix basse

- T'as pas l'impression Marius, que l'été va être coloré ?

- M'en parle pas ! Cette nouvelle mode est insupportable ! Tu savais, toi, qu'on faisait frire les merlans avec de l'estragon de couleur bleue ?

- Ah bon ? L'estragon est maintenant bleu sur les mordilleurs de queue ?

- Oui, ce sont des plants OGM ramenés de chez les schtroumpfs !

- Quelle chaleur ! Marius ! Si on se piquait une pette tête ?

- J'ai pas mon maillot !

- Je parle de la tête !

- C'est vrai. Tu parles aussi un peu du nez même nu-tête

samedi 26 juin 2010

Didier Porte sur Arrêt sur Images

Porte

Voici un lien pour écouter cette chronique et des tas d'autres choses intéressantes : Asi sur Dailymotion

dimanche 13 juin 2010

10h25

La pendule venait de tintinnabuler 10h25…

Au beau milieu de la jungle, un gars un peu éméché, le regard en étendard, me demande l'heure.

A priori, j'ai la réponse. Mais était-ce par prudence ou par dérèglement buccal, je commence à lui chantonner un air breton qui raconte l'histoire d'un vieux marin défriché et d'une étoile de mer.

ça commençait mal.

Le type éructe, entonne à son tour un hymne national (à cause de la Coupe du Monde de football) puis me dit :

- Tu me prendrais pas un peu pour un ailier droit ?

- Non mais si je peux me permettre, vous avez l'écharpe triste du gars dont l'équipe va se prendre une avoine !

Il se met à m'hennir en éructant "Et un, et deux, et trois à zéro"

(À suivre)

jeudi 3 juin 2010

La garrigue

La garrigue a ceci d'irréelle c'est qu'elle détermine le regard en lui façonnant des histoires de perdition et de poésie. Elle est vierge comme une page blanche mais dès lors que l'on ferme les yeux, on sent des histoires qui remontent dans notre imaginaire : des rails, une maison, des enfants qui jouent, des baisers de vent, des pots de lait, des pétales de marguerite, un vélo et le rire de mon père.

lundi 17 mai 2010

Le Bleu du Fiel au Théâtre de la Criée - Marseille

Encore une très belle surprise au Théâtre de la Criée de Marseille où j'ai pu assister à la lecture de la pièce intitulée "Le Bleu du Fiel" d'un auteur que je ne connaissais pas, William Radet.

Le texte est drôle comme je l'aime, des jongleries de mots et beaucoup de consistance. Il sert un propos sérieux.

On y entend de belles trouvailles comme "L'Enfer me ment" et la salle sourit souvent.

Ce qui était original c'est que ce texte était mis en scène pour la première fois et que l'auteur était présent dans la salle. Semble-t-il, nous a-t-on dit à la fin- il découvrait la mise en scène et le jeu des acteurs. Intéressant à plusieurs titres.

Pour maîtriser l'effet surprise, le théâtre avait caché sa présence, du coup les spectateurs ne se sentaient pas bridés ou gênés par le regard de celui-ci. Tous les spectateurs ? Non.

Mon épouse et moi-même avions pu intercepter la révélation de son identité à l'entrée, puisque nous trouvant juste derrière l'auteur et la personne qui l'accompagnait, nous l'avions entendu révéler discrètement son identité à la réceptionniste. Comme quoi il est parfois difficile de rester anonyme.

Par ailleurs, j'avais remarqué la présence d'une petite caméra que seul l'auteur détenait. Il avait sans doute eu l'intention de filmer sa pièce. Mais il n'a pas osé le faire (et je le comprends, cela n'est pas évident à l'heure des incantations contre le piratage de sortir une caméra et de filmer allégrement un spectacle, pour le coup, il se serait fait sacrément remarquer !).

J'espère que le Théâtre a peut-être enregistré la lecture et s'il ne l'a pas fait c'est vraiment dommage.

Revenons à la pièce.

Le texte sert un propos sérieux et sociétal : les rapports qui se nouent dans le couple et l'usure de tout cela dans le temps immoral et transgressif. La thèse défendue est que l'amour n'est pas éternel et que s'installe au fil des années des rapports d'habitude qui se muent en lassitude, en éloignement, parfois en rupture. De tout, ou partie du duo.

Vous dire que je ne suis pas d'accord avec le propos est sans doute une évidence pour qui a l'habitude de me lire, cela dépend de tant de choses ! Une généralité ne vaut que par ses singularités subversives que sont les contre-exemples. Tout cela reste évidemment dans l'air du temps. Beaucoup zappent leur vie, utilisent leur propre vécu comme de simples marchandises périssables, sautent de branches en branches et désavouent leur propre idéal.

Au delà du propos, le texte est ciselé, et m'a rappelé les trouvailles textuelles d'un Queneau ou d'un Devos. C'est chatoyant et original.

Imaginez sur scène, deux personnages : une femme et un homme.

Lui est enfermé dans des souvenirs qu'il ressasse comme une vieille personne qui regarde des clichés révélés, ou des cartes postales surannées; reflets de propos insignifiants ("Beau Temps, nous passons de belles vacances… "), de personnes oubliées, disparues ou mortes, mais qui au fil des ans deviennent des souvenirs modelant un temps et agglutinant des sentiments les plus divers sur sa propre existence. Des clichés réinventant les émotions, les sublimant même pour n'en retenir qu'une idéalisation.

Elle, l'a quitté. Elle est lucide sur le passé. Lui, s'enferme dans une malle comme pour échapper au monde et s'en dégager. il est décrit comme une sorte de fou, elle s'auto-proclame empreinte d'une vérité révélée. Mais est-ce la vérité ?

Les deux comédiens furent éblouissants : Anne Lévy et Michel Pannier surent manier la langue et l'intention avec justesse et talent.

Il faut imaginer que ces deux-là ont mis en place les mots en l'espace de très peu de temps. Sans doute pas quelques jours comme l'a dit Michel Tournaille, mais plus vraisemblablement quelques semaines seulement. D'où d'ailleurs l'intérêt de ce type de forme théâtrale. C'est très vivant, parce que les comédiens ont "physiquement" en main le manuscrit (qui apparaît maltraité par les séances de répétitions ou les gestes d'apprentissage), et l'on peut ainsi toujours ramener les mots écrits au langage parlé et à l'intrigue. C'est magique si proche de nous parce que ça met en valeur la démarche de la scène, les mots de l'auteur et la retranscription des comédiens. Ceux-ci deviennent alors un élément central de la création puisqu'ils ont toujours le support de l'auteur sous les yeux, celui-ci ne quitte jamais l'œil du spectateur. Le manuscrit fait partie intégrante du décor qui stigmatise le théâtre sans l'étouffer puisque évidemment à un moment ou à un autre on en oublie ce support pour n'être plongé que dans les mots et la mise en scène (oui, il y a une mise en scène dans ces lectures sur scène)

À la fin du spectacle, il y eu une petite discussion entre l'auteur et le public.

J'ai échangé quelques mots avec l'auteur sur son blog, je vous recommande ce site. C'est très intéressant.

J'ai noté également qu'il a écrit des romans, je vais m'y essayer bientôt et vous en reparlerai sans doute.

Le Bleu du Fiel

lundi 3 mai 2010

Les légumes ont la patate, et vous ?

Un mousse de la Pampa qui avait longtemps bourlingué pour une frisée qui s'occupait trop de ses oignons m'a un jour raconté l'histoire du type qui n'avait plus un radis et qui vivait aux crochers d'une bouchère car la vie était chère et que sa chère chair était tendre.

Le gars qui était un peu con et de l'ombre, fit une course pour s'introduire dans dans la Jet Set. Ce n'était pas un perdreau de l'année et Il aimait manier le bâton et la carotte. D'aucuns prétendaient qu'il faisait partie des gros légumes du coin.

Que penser de tout ça ?

(Touitage ; Ceci est le 1400ème billet écrit sur ce blog)

Pendant ce temps le père Cil , qui tient une auberge " in ", répondant au nom allèchant de Au court bouillon et pinard, de sa paume déterre, dans sa jardinière,un rat dit " petit poids " ... à la poèle le frit aisément et le sert sur une feuille à l'amante du mousse... Pouah ! s'exclame-t-elle ... c'est dégoûtant ! la moutarde me monte au nez ! Appelez-moi le cuisinier ! ... Sur ce, le père Cil, un peu fripé, fait mander le sieur plongé dans sa friture ; Dites-moi Basil.. il y a un hic .. espèce de cornichon ... vous avez forcé sur les condiments à ce qu'il semble ... Mais non dit Basil... vous navet rien compris .. ( et puis entre nous soit dit c'est plutôt cette grande asperge le corps nichons ... ) ... Madame, d'évidence n'aime pas la viande et apprécie plus sûrement les râtes à touilles ;-)[1]

(À suivre)

Notes

[1] Claudune

lundi 26 avril 2010

ça poutre !

Etant très attentif aux nouvelles expressions. Je lis et j'entends depuis pas mal de temps dans la bouche des plus jeunes, l'expression "ça poutre !" pour exprimer le côté extraordinaire (notamment lorsque l'on parle performance technologique) d'une chose (ou d'un objet high tech).

Pour illustrer ceci et pour brouiller les pistes, je vous propose une terrine de carottes, de courgettes au fromage de chèvre frais.

Deux questions me brûlent les doigts :

1 / Quelqu'un(e) ici a-t-il une explication à propos de cette expression ?

2 / Y-aurait-t-il un code caché, peut-être même une sorte complot élitiste entre cette photo et la fameuse expression ?

À vous de dire.

mercredi 7 avril 2010

Je ne suis pas dans mon assiette !

Tant mieux ! Car je suis un dur à cuire !

mercredi 24 février 2010

Rupture

Le gars me regarde un peu hébété

- J'ai plaqué Laure ! pleurniche-t-il soudain, pour une histoire de bijou !

samedi 20 février 2010

Les couleurs du dedans

À force de regarder le paysage qui était devant mes yeux
À force de contempler la neige et les sapins
Je me suis senti attiré par les couleurs du dedans.

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