Objet Blog(u)ant Non Identifié

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vendredi 9 mai 2008

La confiture de Bacchus.

- Tu es la reine de la confiture, ma chérie ! Ah ! Ces poires aux amandes ! Ces cerises aux quatre épices ! Ces coings au gingembre ! Cette préparations aux 8 fruits rouges !

- Bah, ça fait juste partie de mes loisirs… Rien de très rare là-dedans !

- Rien de très rare ! Tu rigoles ? C'est tout un art chez toi : d'abord cueillir les fruits, les choisir par l'ombre qu'il projette sur le sol, danser sur le chemin en revenant du potager, les masser soigneusement, les apprécier pour leurs formes, leurs odeurs, la richesse de la peau que l'on caresse, la pulpe qui se dégage, l'élixir qui se décante…

- Tu es vraiment trop gentil ! Tu es le roi des flatteurs ! Ah quelle famille !

- Non, non… Je t'assure… Ta production est digne du plus chic des restaurants ! C'est une grande création ! Du Bocuse ! Du Trois-Gros ! Du Mouton Cadet !

- Mais, mon amour, le Mouton Cadet ce n'est que du vin ! Rien à voir avec la confiotte !

- Si ! Tout à voir ! La confiture comme le vin, c'est une explosion de saveurs sous les papilles ! Une passion qui deviendrait palpable sous la langue ! Un rêve éveillé rien qu'à le regarder ! C'est un paradis de goûts, de souvenirs, de bonheur… Tu fermes les yeux et tu t'envoles…

Petit récit à contrainte pour un blog littéraire sympa

lundi 5 mai 2008

Le dragon, la tarasque et Ginette

Pour les Impromptus Littéraires.

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dimanche 4 mai 2008

Après le bip…

Musique et conception : Obni

samedi 3 mai 2008

Mais l'iode dit.

Ils marchèrent longtemps le long de la plage aux galets. Elle riait parfois. Il restait calme. À propos d'un vol de sterne dans le ciel, ils refirent le monde. Un peu comme des jeunes gens qui réinventent la vie en partageant leurs regards. Un char à voile jouait avec le vent. Un gamin éclaboussait un château de sable. Pour lui, des chevaliers utilisaient des lances d'eau pour attaquer le Chevalier Noir. Il pensait "Lance l'eau ! Lance l'eau !"

À un moment, elle lui fit part de son désir de se reposer. Ils s'assirent. Elle allongea ses jambes, enleva ses escarpins et s'accouda au sol. Il ne se doutait pas que le sol se transformerait bientôt en Ré, comme l'ile. Une chanson renaitrait de cette promenade.

La fille le regarderait alors se perdre dans l'écume. Une nouvelle fois. Des notes flotteraient sans doute. Une mélodie se façonnerait dans une tonalité de pierres roulantes. La lueur des vagues, bergères d'azur, danseraient encore et encore…

vendredi 2 mai 2008

Un répondeur assez génial !

Pour écouter le message cliquez ici

Le sourire de la magicienne

Elfe à ailes rouges

Carnaval de Marseille - 2008

mercredi 30 avril 2008

Effet physique

La Terre a un effet d'aimant, c'est dément non ?

lundi 28 avril 2008

La fée et l'androïde

La magicienne et l'androïde

dimanche 27 avril 2008

Tatouage au henné

Le Carnaval de Marseille #5

Carnaval de Marseille - 26 Avril 2008

vendredi 25 avril 2008

J'aimerais devenir…

Pour les Impromptus Littéraires

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jeudi 24 avril 2008

La vierge enchâssée…

La frise

mardi 22 avril 2008

Un tango temporel

Mordre à pleines dents dans un citron juteux
Passer une main dans une chevelure puis rire
Déambuler presque nu sur un sol parqueté
Se dire que le temps est incertain

Adoucir avec des mots les fureurs enfouies
Caresser une épaule qui flirte avec l'ennui
S'en aller pour chercher une ile désordonnée
Se dire que le temps est improbable

Alunir sur un stand de mines de crayon
Denteler de l'eau avec son petit doigt
Minauder un récit à peine élaboré
Se dire que le temps est accompli.

dimanche 20 avril 2008

L'œil du dragon

Abstraction

Prologue

Alors qu'elle parlait comme une vache espagnole, il soutint son regard.

Elle lui dit

- Des soucis ?

- Non, des sourcils seulement. Et ils sont magnifiques !

Plus tard, il jargonna an franglais quelques mots appris dans une chanson de Camille.

Il lui murmura :

- Des problèmes ?

- Non, des promesses seulement. Et elles sont magiciennes !

vendredi 18 avril 2008

L'arc-de-nuit

Le crépuscule découpait au couteau la lumière d'horizon
Quelques feuilles sur le sol, chaloupes minuscules
L'étoile, l'arc-de-nuit et la douceur du phare.

Au côté de l'adieu, seul parfume l'envol
Une fleur, un sourire, la passion vengeresse
L'immatérialité des secondes qui passent

C'est l'instant-coquelicot, l'instant où craque l'âme
Présence des embruns, de l'iode : souvenirs, rêves doux
L'étoile, l'arc-de-nuit et la douce heure du phare.