
Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou !... C'est bon pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il leur faut du large. .[1]
Note
[1] Extrait - La chèvre de Monsieur Séguin - Les Lettres de Mon Moulin

6 réactions
1 De Praline
- 07/04/2012, 06h20
Je raffole de cette histoire ! Lorsque j'étais petite et que ma grand mère me lisait la chèvre de M. Séguin, je frissonnais intensément quand on arrivait à "...soudain le vent fraîchit, la montagne devint violette..."
Je crois que je vais ressortir Les Lettres de Mon Moulin !
2 De K
- 07/04/2012, 08h25
Tu nous fais le petit Daudet illustré
3 De Obni
- 07/04/2012, 08h54
Praline > C'est aussi pour moi un souvenir de lecture de l'enfance
K > Ce sera le dernier billet sur ce thème de Daudet sur ce coup là. Je voulais aussi m'arrêter un instant sur cette photo. Quand je me suis trouvé à cet endroit, c'était un peu hors du temps. Il y avait les pins, le moulin, la garrigue, aucun touriste alentour… il ne manquait que les cigales qui ne tarderont pas.
4 De K
- 07/04/2012, 11h10
Tu as réussi ton "coup", cette photo est un peu en suspension ...
5 De O-plus
- 07/04/2012, 19h20
Ah là, là, petiote, ce que j'ai pu tirer sur la corde pour libérer la chèvre devant le loup !!
6 De Oxygène
- 07/04/2012, 19h35
On dirait vraiment le moulin de Daudet tel qu'il figurait sur la couverture des 'Lettres de mon moulin".